Audit et contrôle aéraulique - Contrôle microbien

L'air extérieur est la source première de toute prolifération microbienne. La majorité des champignons (levures et moisissures) et plusieurs bactéries vivent dans l'environnement naturel. Les spores de champignons dominent habituellement la microflore extérieure.

La configuration architecturale et la localisation des prises d'air neuf peuvent dans certains cas être des facteurs favorisant l'admission et ultérieurement le développement des microorganismes dans les systèmes de ventilation.

Après son admission à travers les grilles d'amenée d'air, l'air neuf est mélangé avec l'air de reprise (sauf pour les systèmes admettant 100% d'air neuf). L'accumulation de poussières et la présence d'eau provenant de l'air extérieur ou de la condensation qui peut se former sur une paroi mal isolée constituent alors un risque potentiel pour le développement de microorganismes.

La présence d'un filtre ne pouvant retenir les particules d'un diamètre inférieur à celui des microorganismes susceptibles d'être retrouvés dans l'environnement constitue la première porte d'entrée des bioaérosols dans les systèmes de traitement de l'air.

La prolifération microbienne dans les composantes en aval de l'unité de filtration peut également survenir lorsque le cadrage des filtres est placé de façon non étanche avec le support.

L'air filtré est ensuite acheminé aux batteries pour être chauffé ou refroidi. En mode de climatisation et lorsqu'il y a déshumidification, l'eau de la condensation est récupérée dans un bac situé sous les batteries et est évacuée par un drain. La prolifération microbienne dans cet équipement provient principalement des sources suivantes : l'accumulation d'eau à la base de la batterie en raison d'une pente insuffisante, l'incapacité du drain à éliminer l'eau du bac en raison d'un blocage ou d'une inclinaison inversée.

De la mousse ou des dépôts visqueux et gluants dans les bacs de drainage indiquent la présence de prolifération microbienne. Même si la croissance microbienne n'est pas visible, des prélèvements d'eau ou de surfaces peuvent démontrer à l'analyse la présence de champignons ou de bactéries.

La distribution de l'air jusqu'aux locaux se fait par des conduits métalliques qui peuvent être recouverts d'isolants à l'extérieur pour limiter les pertes caloriques et éviter la condensation ou à l'intérieur à des fins d'isolation thermique et acoustique et également pour éviter la condensation. L'accumulation excessive de poussières de nature organique peut augmenter la capacité d'absorption d'humidité à un niveau permettant aux microorganismes de proliférer.

Les spores sont toujours présentes dans l'air intérieur et extérieur et sont alimentées par des nutriments constitués de particules de saleté que l'on trouve sur les surfaces.

Le dépistage des composantes à risque s'effectue par une inspection périodique planifiée en fonction des conditions d'opération de votre système et du potentiel de récurrence de la prolifération microbienne.